Plus de maisons à vendre, mais toujours pas de répit sur les prix : voici pourquoi
Marché · 27 juin 2026 · 4 min de lecture
Il y a plus de choix qu'avant sur le marché immobilier québécois. Beaucoup plus. Mais les prix, eux, ne bougent pas d'un pouce. Ce n'est pas une impression, voici ce que montrent les chiffres, et pourquoi ça défie la logique habituelle.

Si tu magasines une propriété au Québec en ce moment, tu as sûrement remarqué quelque chose d'étrange. Il y a plus de choix qu'avant. Beaucoup plus. Mais les prix, eux, ne bougent pas d'un pouce (ou continuent même de grimper).
Ce n'est pas une impression. C'est exactement ce que montrent les derniers chiffres.
Les faits
En mai 2026, 9 300 propriétés se sont vendues dans la province, une baisse de 6 % par rapport à l'an dernier. En parallèle, les inscriptions en vigueur ont bondi de 13 %, pour atteindre 42 066. Plus de choix, donc, pour les acheteurs.
Sauf que dans toutes les catégories de propriétés, le prix typique reste plus élevé qu'au printemps dernier. Les unifamiliales affichent un prix médian de 524 900 $ (en hausse de 5 % sur un an), même si leurs ventes ont reculé de 5 %. Les plex tiennent bon à 685 000 $, et les copropriétés à 407 000 $, chacune en progression d'environ 2 %.
Résultat : les acheteurs ont plus d'options, mais aucun vrai répit côté budget.
Pourquoi ça ne suit pas la logique habituelle
Normalement, plus d'offre égale plus de pouvoir de négociation pour l'acheteur, et donc une pression à la baisse sur les prix. Ce n'est pas ce qui se passe ici, pour trois raisons principales :
La croissance démographique reste soutenue au Québec, ce qui maintient une demande de fond même quand l'inventaire remonte. L'inventaire de revente demeure limité comparé à d'autres provinces comme l'Ontario, qui vit une situation bien différente avec un surplus qui, lui, fait reculer les prix. Et contrairement à une activité spéculative, la hausse de prix ici est portée par une demande réelle et constante, pas par la fébrilité.
Ce que ça veut dire concrètement
Pour les acheteurs : plus d'inscriptions augmentent tes chances de trouver la bonne propriété, mais ça ne veut pas dire que tu vas payer moins cher. Une préapprobation hypothécaire avant de magasiner reste essentielle pour fixer un budget réaliste.
Pour les vendeurs : le marché reste favorable, particulièrement à Québec où l'élan se maintient malgré la hausse de l'offre disponible.
À surveiller
Le rythme auquel l'inventaire continue de croître sera déterminant pour la suite. Même de légères hausses supplémentaires des inscriptions peuvent changer rapidement les conditions locales. Un marché à suivre de près, un secteur à la fois.